M. est autiste. Il n’a droit qu’à 5 heures d’AVS par semaine car elle est mutualisée entre lui, 2 élèves de CP et un collégien. M. avait droit à 18 heures d’AVS l’an passé, cette deuxième année en grande section, sans son aide, sans sa présence rassurante, il est sous pression, il a 6 ans, il se tord les mains de stress, n’arrive pas à jouer en récréation avec les autres, recommence à se balancer pour évacuer le trop plein d’émotions. Personne ne peut lui proposer d’aller respirer deux minutes dans la cour comme avant. Quand j’entends sur les médias que notre ministre se félicite pour l’accueil, les moyens mis en œuvre pour les enfants en inclusion j’ai envie de pleurer.

Professeur des écoles dans les Bouches-du-Rhône